Critiques

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« Le jeune piano français regorge de talents ; celui de Romain Hervé n'est pas encore suffisamment reconnu. On avait beaucoup aimé le précédent enregistrement, dédié à Liszt, d'un pianiste aujourd'hui âgé de vingt-neuf ans. Maîtrise technique, musicalité et naturel : ce qui faisait la réussite de l'artiste chez l'auteur des Rhapsodies hongroises nous vaut un Chopin non moins séduisant. Excellente idée d'abord que ce mélange de polonaises et de mazurkas ; il ménage de francs contrastes dans un ensemble d'une grande cohérence thématique. Les deux danses d'inspiration nationale montrent le compositeur polonaise sous son visage le plus viril. Un qualificatif qui vaut pour le jeu rayonnant de santé avec lequel Hervé aborde ces polonaises. Flamme, sens dramatique, brio sans esbroufe : cette interprétation se situe dans la lignée d'un Rubinstein. Dans ces répertoires aussi courus, rien de plus dangereux que feindre de découvrir la lune. De quelles affèteries les mazurkas ne sont elles pas souvent victimes ! Romain Hervé se garde bien de céder à ce défaut. Dans les Opus 17 et 67, il laisse la musique s'épanouir, respirer, la cisèle avec tact, sans jamais chipoter. On adhère immédiatement à ce Chopin foncièrement simple, dédaigneux des pâmoisons et facilités de toutes sortes»
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Alain Cochard - Diapason (novembre 2006)

 

 


« Déjà signataire d'un enregistrement lisztien très réussi, le jeune pianiste Romain Hervé propose un florilège d'oeuvres de Chopin chez le même éditeur. On connaît l'attachement du compositeur polonais à son pays natal, dont il transcenderale folklore au gré de ses états d'âme. Des interprètes incontournables (Rubinstein, Horowitz, François, Pollini, Magaloff, Michelangeli...) ont fait jaillir les étincelles épiques des Polonaises et débusqué le laconisme des Mazurkas.

Il faut de l'autorité pour aborder un répertoire où le moindre faux pas se remarque instantanément.
Les qualités qui faisaient le prix du précédent disque de Romain Hervé se retrouvent ici : sens de la respiration, richesse de la palette sonore, conduite du discours, musicalité mise au service d'une sensibilité sans affectation, bien servis par un piano Fazioli qui sonne idéalement. Les Mazurkas, sous de tels doigts, ont cette fluidité naturelle qui évite le piège de la valse à trois temps et impose ce je ne sais quoi de mélancolie qui emporte l'adhésion. D'autres, à l'image d'un William Kapell, donneront plus de carrure, mais pour l'élégance, la pudeur et la grâce, Romain Hervé montre que le piano français a encore de beaux jours devant lui »
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Michel Le Naour - Monde de la musique (octobre 2006)

 



« Le jeune pianiste français Romain Hervé nous avait beaucoup impressionné avec son tout premier disque, couronné de la note suprême. Il domptait un Fazioli surpuissant pour en tirer des sonorités sublimes, conférant toute leur splendeur à quelques grandes pages de Liszt. Pour son deuxième opus, il ose des oeuvres surenregistrées, défiant les plus grands pianistes du passé, et surtout Arthur Rubinstein, qui demeure l'interprète idéal des Polonaises et des Mazurkas.
Les interprétations de Romain Hervé restent formidablement abouties et captivantes : a-t-on jamais entendu Polonaises plus rutilantes, belliqueuses, vindicatives et implacables (hormis par Horowitz)? Tout n'est qu'éclat d'acier, de cuivre et d'or, utilisant à fond les ressources du Fazioli. Même la Grande Polonaise brillante opus 22, ici précédée d'un Andante spianato à la fois nerveux et délicat, nullement mièvre, perd son caractère habituel de virtuosité plaisante et décorative pour acquérir une grandeur inattendue. Et lorsqu'il le faut, comme dans la Polonaise opus 26 n°1, Romain Hervé sait prendre le temps de chanter noblement, réussissant comme Rubinstein ce mélange de farouche et d'intériorité. Dans l'opus 17 n°4, là ou Rubinstein ne peut s'empêcher de glisser quelques sourires séducteurs, Romain Hervé tient la ligne de l'expressivité douloureuse, usant de sonorités tissées de demi-teintes et de pénombre.
Bref, des interprétations de haut vol ... »
Philippe van den Bosch - Classica / Répertoire n°87



Face à la concurrence des centaines de CD consacrés chaque année à Chopin, comment personnaliser les approches ? A 29 ans, Romain Hervé joue la carte polonaise : il mélange avec brio polonaises et mazurkas, œuvres fondées sur des danses du pays natal de Chopin que celui-ci a bien sûr idéalisées. Le résultat est ludique, viril, attrayant au fil d’un programme dont l’homogénéité n’est pas la moindre qualité. Du piano solide et ardent qui renouvelle des pages rebattues. On en redemande! »
Jean-Luc Macia - Journal La Croix (décembre 2006)



Romain Hervé interprète ici avec une tendresse infinie des pages qui comptent parmi les plus passionnantes de la littérature pour le piano.

« Voici le premier disque commercialisé de ce jeune pianiste français, déjà connu de nos fidèles lecteurs, puisqu'il fut lauréat d'un de nos « CD Découvertes » (cf. Classica n° 50). On pourra éventuellement gloser sur ce programme qui débute par des pages religieuses de Liszt pour s'achever par le folklorisme et les démonstrations digitales. Si Venezia e Napoli est bien connu grâce aux intégrales des Années de Pèlerinage, dont il constitue un « supplément », le plus précieux s'avère ici les bouleversantes Variations sur le thème « Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen» (« Pleurer, gémir, se tourmenter, désespérer») de la Cantate BWV 12 de Bach, originellement écrites pour piano avant d'être transcrites pour orgue et, surtout, les deux Légendes, Saint François d'Assise prêchant aux oiseaux et Saint François de Paule marchant sur les flots, pages à la fois prodigieusement descriptives, virtuoses et mystiques. Célèbres parmi les pianistes de naguère, elles ne sont presque plus enregistrées de nos jours, ce qui est fort dommage, car elles nous semblent essentielles à connaître pour qui aime la musique romantique. Romain Hervé interprète toutes ces oeuvres avec une technique impeccable, une musicalité souveraine, et de surcroît une admirable élégance : les pires traits ne sont pas assenés agressivement, mais joués avec délicatesse, légèreté, charme, et même une tendresse émue. Il ne manque pas une plume, pas un froissement d'aile, pas un pépiement aux oiseaux franciscains, mais le tout est nimbé d'une poésie ineffable, d'une lumière surnaturelle, bien préférable à la sécheresse musculeuse d'un Duchable ici (Erato). Romain Hervé éblouit par les sonorités raffinées, les couleurs merveilleuses qu'il tire de son piano Fazioli. Les instruments de cet ambitieux facteur sont quelque peu controversés, mais il faut avouer que celui-ci, sous les doigts de Romain Hervé, sonne avec une grande beauté qui procure un réel plaisir physique immédiat !
Les Variations sur « Weinen, Klagen », connues dans des versions plus nerveuses d'Alfred Brendel (Philips) ou Dominique Merlet (Mandala), sont restituées ici avec un merveilleux jeu sur les couleurs, mimant la sonorité d'un choeur sous une voûte, ou encore les registres de l'orgue. On peut y préférer l'amertume infiniment douloureuse d'Oleg Maisenberg (Glissando), mais cet esthétisme légèrement distancié s'avère fort séduisant. Romain Hervé restitue tout le charme, le brio, mais aussi le pathos et l'expressivité de Venezia e Napoli (Gondoliera, Canzone, Tarantella), rivalisant avec les meilleurs interprètes de ces pages (Berman-DG, Angelich-Mirare, entre autres). Et dans Harmonies du soir, Romain Hervé surclasse les plus grands : jamais nous n'avions entendu cette onzième Etude d'exécution transcendante jouée de façon pleinement satisfaisante, même par le fabuleux Kissin (RCA) ou la si intelligente Claire-Marie Le Guay (Auvers), des déferlements paroxystiques venant inexplicablement briser l'atmosphère recueillie. Romain Hervé ose un tempo plus ample, et ménage de savantes progressions qui rendent compréhensible la transformation de la méditation en exaltation Enfin, la Rhapsodie hongroise n° 6, musique certes un peu « facile », du moins à notre goût, clôt avec un entrain euphorisant ce magnifique récital, qui nous offre la révélation d'un merveilleux pianiste ! »
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Philippe van den Bosch - Classica / Répertoire n°71, avril 2005

 
 
« On a beau avoir des versions prestigieuses en tête, on est d’emblée conquis par l’assurance sereine avec laquelle Romain Hervé domine toutes les difficultés techniques du piano lisztien. On admire ensuite la richesse d’une sonorité orchestrale aux nuances et aux couleurs multiples, qu’il met toujours au service de l’expression. Magnifiquement construites, les "Variations" expriment une douleur. Dans les Légendes, l’évocation des chants d’oiseaux ou du grondement de la mer témoigne d’un art consommé de la suggestion, tandis qu’Harmonies du soir atteint à l’extase mystique. Mais Romain Hervé n’est pas seulement un contemplatif : la Tarentelle de Venezia e Napoli virevolte dans un irrésistible tourbillon et la Rhapsodie, qui échappe au kitsch du chromo folklorisant, prouve que l’impétuosité rythmique peut aller de pair avec un jeu rigoureusement contrôlé. Un des plus beau disque Liszt de ces derniers temps »
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Didier Van Moere / Coup de coeur de l'année 2005 - Pianiste Hors-série 2005


 
« Romain Hervé s’affirme avec ce disque, consacré à des œuvres de Franz Liszt, comme l’un des pianistes les plus talentueux de sa génération »
Le Nouveau Musicien, mai 2005

 
 
« Un programme Liszt ambitieux que nous livre ce jeune pianiste extrêmement talentueux ! Avec notamment les variations Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen trop rarement données, une des œuvres les plus poignantes de Franz Liszt, composée à la suite de la mort de sa fille Blandine, dans une lecture mûrement pensée où le cœur ne s’épanche pas moins. Tout au long de ce récital, Romain Hervé fait preuve d’un sens inné de la respiration avec une virtuosité toujours maîtrisée fuyant l’effet facile »
La Cité de la Musique
  

 
« Seldom are the Legends so scrupulously narrated...In the Rhapsody Hervé’s octave technique rivals those of Cziffra (his one-time mentor), Horowitz and even Argerich....The recording is of demonstration quality »
International Piano July-August 2005

 

 
« Ce jeune pianiste use d’un toucher très soigné pour tirer de son piano Fazioli des effets sonores raffinés et des couleurs superbes, d’une luminosité incomparable. Le tout nous est restitué avec une merveilleuse plénitude, des attaques inhabituellement nettes mais jamais agressives.
Rarement disque pianistique aura offert un tel enchantement sonore à nos oreilles ! »
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Classica / Répertoire n°71, avril 2005



« Romain Hervé joue Scarlatti, Beethoven, Chopin, Brahms, Liszt, Debussy sur le CD Classica du mois de mars 2003. L’écoute du disque est très agréable avec une grande variété de compositeurs. La technique est irréprochable et le phrasé d’une musicalité enchanteresse. Excellent dans la sonate n°6 de Beethoven et éblouissant dans l’étude n°1 opus 10 de Chopin, Romain Hervé sait se montrer attendrissant et résigné dans l’intermezzo de Brahms. Romain Hervé promet de compter bientôt parmi les grands noms des pianistes français »
Henri de Bruyn (Le coin du musicien)

 

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