Critiques

 Témoignages de personnalités du monde musical - Critiques de disques - Critiques de concerts

 

 

 

"Romain Hervé, un poète de la musique"
Une riche culture musicale, une sensibilité sans affectation qui s'exprime par un toucher qui impose une sonorité incroyablement personnelle, belle à entendre, une aisance technique prodigieuse et une profonde réflexion sur le pourquoi de la musique...autant de qualités qui enthousiasment un public qui applaudit cet artiste chaleureusement à chaque concert.

Quel émerveillement des auditeurs devant ce personnage profondément modeste. Foin de ces grands gestes dont les comédiens raffolent, de ces grimaces douloureuses, de ces regards tournés vers le ciel comme si l'on y cherchait l'inspiration… Un corps souple mais peu actif; rapidement on l'oublie pour concentrer toute l'attention sur ses mains éloquentes.

Des mains qui caressent, qui sautent, qui courent sur le clavier comme des araignées, des doigts péremptoires qui poussent l'ivoire avec amusement ou tendresse, qui font durer un silence jusqu'à nous couper le souffle, qui font entendre une note avec une telle douceur qu'on ne sait plus si on l'a entendue ou imaginée. Quel art du pianissimo! Dans cette salle où l'on osait à peine respirer pour mieux capter chaque son, où nos regards étaient hypnotisés par ses mains, le grand Steinway pouvait gronder ou bercer avec une délicatesse inimaginable.
Romain Hervé possède un secret, celui d'ouvrir une lucarne sur le paradis. En effet, le regard interrogateur de ses yeux si bleus et si pleins de bonté, c'est le regard d'un ange, mais d'un ange sans illusion."

Pennautier - Le Midi libre

 


Les Années de Pèlerinage, Concert de Toulouse d'été le 22 Juillet 2011

au Cloître des Jacobins :

« Que vos cœurs s’élèvent ! » proclame dans un de ses programmes Romain Hervé, un des trois remarquables pianistes avec François Dumont et Guillaume Coppola, conviés par Alain Lacroix, démiurge du festival Toulouse d’Été, à restituer, chacun avec leur tempérament propre, les trois parties des Années de Pèlerinage de Liszt, et ce en une seule soirée, et quelle soirée.

Et les cœurs des auditeurs se sont élevés, ballotés, emportés, dans les mille paysages divers, les élans mystiques, les élans virtuoses, qui font toute la richesse et la complexité de l’œuvre pour piano de Liszt, aux climats si changeants, aux audaces si novatrices, aux couleurs si bariolées.

Il fallait de grands pianistes autant que de grands poètes pour restituer cette « œuvre-monde ». Ce défi émotionnel et pianistique est l’épreuve de vérité pour tout pianiste, car il faut être à la fois virtuose et intérieur, méditatif et emporté. Ce fut le cas, avec ce moment si particulier et fascinant donné par Romain Hervé.

Il y eut un moment de folie pour ce dernier concert. En transes, halluciné, Romain Hervé, se souvenant de ses maîtres György Cziffra et Lazar Berman, joua avec une violence, une déraison absolue. Certains ont pu trouver cela impudique et hors-sujet pour les cahiers ultimes de Liszt, d’autres comme moi ont été saisis, envoûtés, dérangés, bouleversés, en fait transportés.
« Les grandes fautes et les grandes vertus » voulues par Liszt étaient bien là ce soir. Sursum Coda, dernière pièce proclame encore « Que vos cœurs s’élèvent ! ». Même le piano s’est soulevé et la montée vers la lumière s’est accomplie. L’amour de la chair transparaissait au travers de l’amour du divin.

De tels moments de folie pianistique n’arrivent que très rarement dans la vie d’un auditeur. Entendre un chaman doublé d’un pianiste est un privilège inouï. Romain Hervé ce soir-là était possédé, Liszt aussi sans doute. Au soir d’une vie, alors que la quiétude aurait dû consoler nos angoisses, nous entendîmes soubresauts, douleurs et vertiges. Génial contresens peut-être et encore, mais quelles abîmes ainsi révélées !
Bruits de la Nature et vapeurs d’encens mêlés des visions mystiques surgissaient de la forêt des touches d’ivoire. Car Liszt est mystique et non pas bateleur d’estrade et magicien de paillettes.

Dans son identification avec Liszt Romain Hervé se fit même transcripteur lui-même de le Farandole de Bizet et de réminiscences de Turandot empruntées à un compositeur anglais !

Ce sont de tels moments qui feront dire bien plus tard : « J’y étais ». Gloire donc au festival Toulouse d’Été d’avoir su produire ces magies ou ces maléfices, c’est selon suivant le degré de communion de chacun.

Le public lui aussi fut en transes.

Gil Pressnitzer (Culture 31)

De Venise et Naples à la troisième année avec Romain Hervé

au Cloître des jacobins le 22 juillet 2011 / Festival Toulouse d'été

Le retrait de Liszt de sa vie mondaine, évoqué par la Troisième année, suit le supplément à la Deuxième année intitulé « Venezia e Napoli ». Romain Hervé, disciple des grands pédagogues du 20ème siècle, déploie dans ces deux volets une énergie et une puissance sonore inouïes. Possédant des moyens considérables, il déclenche des cataclysmes qui évoquent (peut-être même en plus explosif encore) les légendaires déchaînements d’un Georges Cziffra. La nostalgie de « Gondoliera », la première des trois pièces de « Venezia e Napoli », fait place au drame de la « Canzone » et à la folie chorégraphique de « Tarantella ».


Avant d’exécuter la Troisième année, Romain Hervé présente avec beaucoup de finesse et de conviction ce que signifie pour lui la trajectoire de ce dernier volet en termes de mystique et religion. L’austérité de « Angelus ! Prière aux anges gardiens » fait vite place à la tragédie des deux Thrénodies « Aux cyprès de la villa d’Este ». Dans les fameux « Jeux d’eau », considérés par l’interprète comme une évocation poétique du baptême, l’effervescence est soulignée avec une virtuosité assumée. Enfin, dans les trois pièces qui concluent cet ultime volet, Romain Hervé déchaîne les tempêtes les plus violentes... Deux « réminiscences » échevelées, dont l’une signée de l’interprète lui-même (un extrait de l’Arlésienne, de Bizet), prolongent encore ce délire des doigts, salué par un public enthousiaste.

Serge Chauzy (Classic Toulouse)

"Nuits d’été Paroles et musique en accord"

Festival de musique de Mâcon / 25 juillet 2011

Non renseignée

La neuvième édition du festival musical mâconnais « Les nuits d’été » a démarré hier soir, par un spectacle unissant la musique des mots à celle des notes.

 
La météo joue de mauvais tours en ce moment à tous les organisateurs de spectacles de plein air. Le festival mâconnais « Les nuits d’été », qui se déroulera tout au long de cette semaine n’y échappe pas. Hier soir, le premier spectacle a dû se replier à l’auditorium du conservatoire de musique de Mâcon. Mais quand la musique est bonne… Et surtout, quand le spectacle est de très haute facture et de belle tenue, peu importe le lieu : l’émotion est là et prime sur tout.

Entre musique et littérature. En ouverture de cette édition 2011 des Nuits d’Été, place avait été faite à Liszt, dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance, à travers un spectacle musico-littéraire. En scène, deux artistes : Romain Hervé, pianiste et François Beaulieu, comédien, sociétaire honoraire de la Comédie Française. Et ce sont deux musiques qui se sont unies, merveilleusement, intensément, fusionnellement. Musique des notes, musique des mots, l’un sachant donner aux premières une légèreté profonde, une douleur complexe, l’autre trouvant dans sa voix sombre et rassurante, la musique de chaque émotion, tous deux narrant l’histoire d’un amour infini à donner à une femme tant désirée et cherchée. Auprès de Liszt s’étaient invités Verlaine, Cadou, Charles Baudelaire, Verhaeren, Alfred de Musset, Victor Hugo, qui tous aidaient leur ami dans sa quête d’amour absolu et irréel.

Marie Salerno (Le Journal de Saône et Loire)

Jean-Luc Perrot - Le Progrès (28 mars 2011)

Fantaisies romantiques à la salle Gaveau

La lettre du Musicien (mai 2008)

 

"Dimanche à l'auditorium, le pianiste Romain Hervé ouvrait la saison des Amis de la Musique par son récital « Images de enfance ». Avec cette simplicité qui lui est habituelle il annonçait les œuvres et les commentait lui-même.
Huit pièces parfaites, décrivant l'enfance et ses différents états, avec Schumann, Liszt, Debussy... Et la création de Jean-Baptiste Robin « L'enfant le cercle et le vent ». Et puis, la 6° rhapsodie hongroise de Franz Liszt qui ne parle pas de l'enfance mais dont Romain Hervé dit « qu'elle fut sans aucun doute un déclencheur qui lui donna envie de devenir pianiste concertiste ». Et le pianiste concertiste excelle en virtuosité. Une telle aisance et une telle maîtrise qui font ressentir les différentes attitudes enfantines dans les variations de Mozart dans « Ah vous dirais-je maman ». Grand enfant, Romain Hervé avoue l'être lui-même, peut-être, mais enfant prodige alors, au talent inouï, ovationné et bissé par un public ravi."

 

Concert de clôture du festival Piano Passion à Saint-Etienne

 Le Progrès (24 mai 2008)

Romain Hervé, magistral chez Liszt en Provence
«Il n'a que 27 ans mais sa maturité musicale lui en fait paraître beaucoup plus. Romain Hervé a été une magnifique découverte pour le public, toujours au rendez-vous, sur les terrasses du château de saint-Estève. Totalement habité par sa musique, il distille, pendant près de 2 heures et demi, des moments de bonheur qui vont crescendo tout au long de son programme avec, notamment, de très belles pièces de Liszt que l'on entend peu souvent en récital. Avec une belle énergie, tour à tour maîtrisée ou libérée, magnifiquement servie par les sonorités du piano Fazioli, Romain Hervé, les yeux le plus souvent mi-clos, enchante les mélomanes. Autant que son aisance technique qui se joue de l'extrême difficulté de certains morceaux tel Chasse neige de Liszt, c'est son expressivité, sa capacité à transmettre les émotions qui font chavirer le public. Sous ses doigts, le piano devient trompette dans l'hymne à Guillaume tell. Le public partage la mélancolie et l'atmosphère éthérée des années de pèlerinage. On est pas loin de l'extase mystique née des Harmonies du soir ou de l'Angélus, pièces qui s'accordent merveilleusement avec la magie du lieu et de la nuit provençale. La belle ovation du public arrache, enfin, un sourire au jeune artiste qui, reconnaissant, lui offrira pas moins de 4 bis dont une endiablée Rhapsodie hongroise de Liszt et l'incontournable Polonaise héroïque de Chopin.
Romain Hervé, un nom à retenir, un artiste à suivre »
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La Provence (15 août 2005)



Liszt du fond du cœur
«La cinquième et pénultième soirée du festival Liszt en Provence a présenté vendredi soir Romain Hervé au piano dans un ravissant florilège de Brahms, de Schumann et de Liszt, son auteur de prédilection. Dans un complet noir et austère, ce jeune Breton est venu jouer de tout son coeur sur la terrasse du château de saint-Estève. Après les 2 rhapsodies opus 79 de Brahms, les papillons opus 2 de Schumann, Romain Hervé s'est envolé dans des interprétations de Franz Liszt : Widmung, Frühlingsnacht, la Chapelle de Guillaume Tell, Angelus, Sorsum corda, harmonies du soir et Chasse neige. Ces morceaux du compositeur hongrois hongrois requièrent une virtuosité sans faille car semés de chausse-trappes, imprévus et si difficiles que peu de concertistes s'y risquent. D'ailleurs les 2 dernières pièces sont nommées "études d'exécution transcendante. On était prévenu.
Mais Romain Hervé gravit ces "espèces d'Himalaya" avec la délicatesse du coeur. Le public est ému par l'intensité de la tendresse qui émane de son jeu. Plus tard, quand le temps des applaudissements est venu, quatre rappels ont salué sa performance : la sixième rhapsodie hongroise de Liszt, l'étude opus 10 n°1 de Chopin dédié à Liszt, la Polonaise héroïque de Chopin et la Canzone extraite de Venezia e Napoli de Liszt »
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le Dauphiné Vaucluse (15 août 2005)

 

 

« A l’Archipel, le 10 mars (2005), Romain Hervé, dans Liszt et Chopin, confirme l’excellence de son CD Calliope : grandeur, noblesse, expressivité constante, justesse du sentiment »
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Classica / Répertoire n°71, avril 2005



« Romain Hervé ne cache pas son admiration pour son flamboyant modèle. Il était donc logique de l’entendre jouer Liszt et notamment la sixième rhapsodie hongroise. Romain Hervé s’y est lancé à corps perdu avec tout le panache requis. L’étude transcendante « Harmonies du soir » fut menée sur le même registre, avec un grand souffle, où la virtuosité ne fut en aucun cas un simple moyen de briller, mais bien au service d’une pensée romantique et chevaleresque hautement rendue. Commençant le programme par Mozart, Romain Hervé séduisit également par le côté incisif, pétillant, par l’élan rythmique sans cesse en alerte qui confère le véritable chic à cette musique »
Christian Lorandin (La lettre du musicien)

 

Romain Hervé, un jeune pianiste inspiré à l'opéra-Théâtre de Saint Etienne
« Devant la salle bien remplie du théâtre Massenet, le pianiste a donné un programme consacré aux transcriptions réalisées pour piano des oeuvres de Bach. Romain Hervé a débuté son récital par les variations sur le thème de la cantate BWV 12 transcrites par Liszt, fervent admirateur du maître.
Tout de suite, l'auditoire pouvait apprécier la technique très épurée, jamais grandiloquente mais profondément expressive du pianiste. Son toucher à la fois délicat et sensible laissait transparaître une grande musicalité.
La célèbre toccata et fugue en ré mineur, adaptée par Cortot, donnait l'occasion à Romain Hervé de laisser libre court à sa virtuosité. Une virtuosité démonstrative qui ne cède pas à la facilité mais qui démontre avec efficacité les capacités orchestrales du piano.
Enfin le prélude et fugue en la mineur et la chaconne BWV 1004, très exigeantes au niveau technique, étaient abordées avec une réelle facilité par Romain Hervé.
Conquis, le public a applaudi chaleureusement le pianiste qui a offert en bis, outre un émouvant Widmung de Schumann, une première étude de Chopin merveilleuse de musicalité »
La Tribune - le Progrès (19 mai 2006)


« Romain Hervé clôt fabuleusement le Festival "Piano en Arvor". Le dernier concert du Festival a brillé de mille éclats. Le bouquet final donné par Romain Hervé a émerveillé les personnes présentes, samedi soir à l'église. Un véritable feu d'artifice de virtuosité et de présence. De la musique qui pétille, fait briller les yeux et remplit les coeurs d'un bonheur intense. "C'est fabuleux!" a commenté le directeur artistique du Festival, Frédéric Lejeune. Le programme du récital était consacré uniquement à Liszt, l'inventeur du récital. Les spectateurs ont apprécié l'Artiste qui a su présenter oralement les oeuvres du récital. Le public, qui a bissé Romain Hervé quatre fois, a eu le bonheur d'entendre quatre pièces de Chopin. Tous attendent maintenant avec impatience la prochaine édition du Festival»
Ouest France

 
« Romain Hervé interpréta avec fougue des œuvres de l’époque romantique : Liszt, Chopin, Brahms, déclenchant une véritable ovation enthousiaste et sincère qu’il reçut avec beaucoup de simplicité »
Le Journal de l’Ariège

 

« Pour ce récital en hommage à Liszt, Romain Hervé a choisi d’interpréter la deuxième année de pèlerinage où la dimension littéraire est plus affirmée que dans les deux autres ; à ce cahier s’ajoutent trois pièces indépendantes : Venezia e Napoli. La maîtrise du temps et de la dynamique est essentielle chez Liszt, Hervé les ressent profondément, ne négligeant pas pour autant la beauté du son. Le jeune pianiste issu de la classe de piano de Bruno Rigutto au CNSM de Paris, parvient à intégrer les contrastes de l’œuvre à travers une maîtrise confondante de la virtuosité pianistique. Son interprétation fait preuve d’une sensibilité exemplaire et son piano offre une palette incroyablement variée et vaste d’imagination (Après une lecture du Dante). Un interprète à la fois fulgurant et d’une poésie incroyable. Le public fut unanime devant cet artiste talentueux, souhaitons lui un bel avenir, qui semble justement mérité »
Classique-info

 
 
« Dès les premières notes d’une sonate de Beethoven, Romain Hervé accroche le public et lui fait partager son émotion. Il semble se jouer des difficultés de l’œuvre pianistique de Liszt. Ses doigts volent sur le clavier dans "le traquet rieur" de Messiaen. Retour à Liszt avec la sixième rhapsodie hongroise. Le jeune pianiste exulte. L’émotion est profonde. Un grand moment de bonheur dans la petite église »
Ouest France

 
« Romain Hervé fit preuve dans l’oeuvre pianistique de Casella d’exactitude rythmique et d’un touché raffiné notamment dans “les Contrastes”, montrant ainsi que le Futurisme italien ne refuse pas la tradition : il la transforme. Le public fut enthousiasmé »
Hannoversche Allgemeine Zeitung (Allemagne)

 

 

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